Paire de petites bibliothèques en acajou d'époque Restauration
Par Antoine Nicolas Lesage (1784-1841)

Antoine Nicolas Lesage (1784-1841)
Paire de petites bibliothèques à quatre étagères
Acajou massif et placage d’acajou, filets de laiton et bronze doré
Estampillé Lesage / Rue Grange Batelière / N°2 / À Paris
Époque Restauration, Paris vers 1820
Hauteur : 122 cm, Largeur : 76 cm, Profondeur : 31 cm
Paire d’étagères en acajou. Les quatre plateaux en acajou moucheté sont soulignés de filets de laiton, le plateau supérieur, qui abrite un tiroir, est cerné d’une élégante bordure ajourée en acajou, ponctuée de balustres couronnées de sphères en bronze doré. Les pieds fuselés et annelés sont terminés par des sabots de laiton.
Signé : Lesage, Rue Grange Batelière, N°2, à Paris
Antoine-Nicolas Lesage (1784-1841) fut l'un des plus grands négociants parisiens de meubles précieux et d'objets d'art, de la première moitié du XIXe siècle. D'abord établi à partir de 1812 boulevard des Italiens, il fonde en 1821 "L'Union des Arts" au 2 rue de la Grange-Batelière. Cet établissement de "Grande Décoration" proposait meubles, bronzes, pendules, porcelaines, tapisseries et objets d’art, provenant des meilleurs fabricants français et étrangers et cette entreprise était capable de réaliser pour ses clients des aménagements intérieurs complets.
Lesage fut fournisseur de la famille royale : la duchesse de Berry aux Tuileries et le duc d’Orléans au château de Neuilly, puis au château de Meudon. Son entreprise fut largement fréquentée par les élites françaises et étrangères et fut mentionnée dans la littérature de l’époque, notamment dans la peau de chagrin d'Honoré de Balzac. Les guides contemporains décrivaient l’Union des Arts comme l’un des établissements parisiens « incontournable » du début du XIXe siècle. Lesage organisa même des expositions temporaires à Londres au milieu des années 1820, s’assurant une présence sur Regent Street aux printemps 1825 et 1826.
En 1837 Lesage transfère son établissement dans l'hôtel de Pernon rue de la Chaussée d'Antin puis s'associe en 1838 avec un de ses employés Victor-Hyacinthe Grandvoinnet sous la raison sociale Lesage et Grandvoinnet. Il meurt à Paris en 1841.
Bibliographie : Denise Ledoux-Lebard, Les Ébénistes Parisiens du XIXe siècle
Antoine Nicolas Lesage (1784-1841)
Pair of bookcases with four shelves
Solid mahogany and mahogany veneer, brass inlay and gilt bronze
Signed : Lesage / Rue Grange-Batelière / n°2 / À Paris
Restoration period, Paris, circa 1820
Height: 4 ft (122 cm); Width: 2 ft 5 7/8 in (76 cm); Depth: 1 ft 0 1/4 in (31 cm)
A pair of mahogany open bookcases with four tiers in plum pudding mahogany, highlighted with brass inlay. The top shelf, framed by an elegant pierced mahogany gallery embellished with gilt-bronze spheres, incorporates a drawer. They rest on tapered, ring-turned legs ending in brass sabots. Signed: Lesage, Rue Grange-Batelière, n°2, À Paris
Antoine-Nicolas Lesage (1784–1841) was a French merchant and dealer in luxury furniture, decorative arts, and interior furnishings, and one of the most prominent Parisian luxury merchants of the early nineteenth century. First established from 1812 on the Boulevard des Italiens, he founded “L’Union des Arts” in 1821 at 2 rue de la Grange-Batelière. This “grand decoration” establishment offered furniture, bronzes, clocks, porcelain, tapestries and works of art from the best French and foreign makers, and was able to provide clients with complete interior schemes.
Lesage supplied the royal family, notably the Duchesse de Berry at the Palais des Tuileries and the Duc d’Orléans at the Château de Neuilly and later at the Château de Meudon. His business was widely patronized by French and foreign elites and is mentioned in contemporary literature, notably Honoré de Balzac’s La Peau de chagrin. Contemporary guidebooks described L’Union des Arts as one of the “must-see” Parisian establishments of the early nineteenth century. Lesage also organized temporary exhibitions in London in the mid-1820s, establishing a presence on Regent Street in the spring of 1825 and 1826.
In 1837, Lesage moved his premises to the Hôtel de Pernon on the Rue de la Chaussée-d’Antin, and in 1838 he entered into partnership with one of his employees, Victor-Hyacinthe Grandvoinnet, trading as Lesage et Grandvoinnet. He died in Paris in 1841.
Literature: Denise Ledoux-Lebard, Les Ébénistes Parisiens du XIXe siècle






