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Jacques Thomas Bréant horloger et Joseph Coteau émailleur

Pendule portique aux obélisques d'époque Louis XVI

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Pendule portique d’époque Louis XVI

Le cadran signé « breant au palais royal » et « coteau » indique les quantièmes du mois, les heures et les minutes

Marbre noir, marbre blanc de Carrare, bronze ciselé et doré

Mouvement sonnant les heures et les demis, suspension a fil

Jacques Thomas Bréant (1753-1807) horloger reçu maître en 1783

Joseph Coteau (1740-1801) émailleur Genevoix, actif à Paris à partir de 1773

Paris vers 1785


Hauteur : 62,5 cm, Largeur : 44 cm, Profondeur : 19 cm


Bibliographie : Pierre Kjellberg, Encyclopédie de la pendule française, fig.G page 205, Ed. de l’amateur 1997. Modèle identique avec un mouvement de Thomas


Cette pendule portique, conçue en forme d’arc de triomphe, est constituée de deux obélisques en marbre noir auxquels le mouvement est suspendu par quatre chaînes. Le cadran en émail indique les quantièmes du mois de 1 à 31, inscrits en rouge sur la bordure intérieure, les heures en chiffres arabes ainsi que les minutes par divisions de quinze sur la bordure extérieure.

Le balancier est orné d’un soleil rhodien figurant le masque d’Apollon entouré de rayons et accompagné de la devise latine « OMNIBUS IDEM » (« le même pour tous »). Le mouvement sonne les heures et les demi-heures sur un timbre argenté.

La double signature « Coteau » et « Bréant au Palais-Royal » associe l’émailleur Joseph Coteau (1740-1801), célèbre pour la qualité de ses cadrans et plaques en émail sous le règne de Louis XVI, et l’horloger Jacques Thomas Bréant (1753-1807), ouvrier libre, puis maitre horloger en 1783, dont les ateliers se situaient rue Saint Martin et le magasin dans les galeries du Palais-Royal.

Le vocabulaire décoratif mêle les références de l’architecture triomphale antique à celles de la victoire militaire. Quatre bornes reliées par des chaînes ceinturent chacun des obélisques et renforcent la monumentalité de la composition. L’amortissement de la pendule est surmonté d’une statue de Mars, dieu de la guerre coiffé d’un casque. Les chaînes soutenant le mouvement sont terminées par des boulets ramés — ou boulets chaînés — utilisés par la marine pour démâter les navires ennemis. Les obélisques sont couronnés par de deux grenades enflammées et sont ornés de trophées d’armes fleurdelisés et de dépouilles de lion. Ces dernières renvoient à la fois au lion de Némée de la mythologie grecque, vaincu par Héraclès lors de son premier travail, et sont une allusion symbolique au lion britannique vaincu.


Ce type de pendule portique à obélisques ornés de trophées militaires connaît un important succès en France dans les années 1780, dans le contexte des victoires navales françaises remportées contre l’Angleterre durant la guerre d’indépendance américaine, qui permettent la victoire de Insurgents et la signature en 1783 de la Paix de Versailles par la Grande Bretagne, avec la France, l’Espagne et les Provinces Unies et de la Paix de Paris, signé le même jour entre la Grande Bretagne et treize colonies américaines. La bataille de la Chesapeake, remportée en septembre 1781 par l’amiral de Grasse, contribue notamment à diffuser ce répertoire décoratif célébrant cette victoire maritime française.


Thomas Jefferson (1743-1826), ambassadeur des États-Unis en France entre 1785 et 1789, possédait une pendule d’un modèle proche, qui lui fut dérobée dans son cabinet de travail parisien. A son retour en Virginie, il en commanda une version simplifiée, exécutée d’après son propre dessin : réalisée en marbre noir et dépourvue de monture en bronze doré, elle fut exécutée par Chaintrot et livrée à Monticello en 1791, où elle est toujours conservée.

LOUIS XVI PERIOD PORTICO CLOCK

Dial signed “BREANT AU PALAIS ROYAL” and “COTEAU”, indicating the date, hours and minutes

Black marble, white Carrara marble and chased gilt bronze

Hour and half-hour striking movement, with silk-thread suspension

Jacques Thomas Bréant (1753–1807), master clockmaker from 1783

Joseph Coteau (1740–1801), Geneva-born enameller, active in Paris from 1773

Paris, circa 1785


Height: 24 5/8 in. (62.5 cm), Width: 17 5/16 in. (44 cm), Depth: 7 1/2 in. (19 cm)


Bibliography: Pierre Kjellberg, Encyclopédie de la pendule française, fig. G, p. 205, Éditions de l’Amateur, 1997. An identical model is illustrated with a movement by Thomas.


Designed in the form of a triumphal arch, this portico clock is composed of two black marble obelisks from which the movement is suspended by four chains. The enamel dial displays the date from 1 to 31, painted in red on the inner chapter ring, the hours in Arabic numerals and the minutes on the outer chapter ring, divided into fifteen-minute intervals.

The pendulum bob is ornamented with a Rhodian sun depicting the mask of Apollo surrounded by radiating rays and bearing the Latin motto OMNIBUS IDEM (“the same for all”). The movement strikes the hours and half-hours on a silvered bell.


The double signature “Coteau” and “Bréant au Palais-Royal” brings together the enameller Joseph Coteau (1740–1801), celebrated under the reign of Louis XVI for the exceptional quality of his enamel dials and plaques, and the clockmaker Jacques Thomas Bréant (1753–1807), first established as a free craftsman before being received as master clockmaker in 1783. His workshops were located on Rue Saint-Martin, while his shop occupied premises in the galleries of the Palais-Royal.

The decorative vocabulary combines references to ancient triumphal architecture with symbols of military victory. Four boundary posts linked by chains encircle each obelisk, reinforcing the monumentality of the composition. The crowning section of the clock is surmounted by a figure of Mars, the god of war, wearing a helmet. The chains supporting the movement terminate in bar shot, or chain shot, a type of naval ammunition used to dismast enemy vessels. The obelisks are crowned with flaming grenades and adorned with fleur-de-lys military trophies and lion skins. These evoke both the Nemean Lion of Greek mythology, slain by Hercules during his First Labour, and a symbolic allusion to the defeated British Lion.


This type of portico clock, with obelisks decorated with military trophies, enjoyed considerable popularity in France during the 1780s, in the context of French naval victories over Great Britain during the American War of Independence. These victories contributed to the success of the American insurgents and culminated in the signing of the Peace of Versailles in 1783 between Great Britain, France, Spain and the Dutch Republic, together with the Treaty of Paris, signed on the same day between Great Britain and the thirteen American colonies. The Battle of the Chesapeake, won in September 1781 by Admiral de Grasse, played a particularly important role in the dissemination of this decorative repertoire celebrating French maritime triumph.

Thomas Jefferson (1743–1826), United States Minister to France from 1785 to 1789, owned a clock of closely related design which was stolen from his Paris study. Upon his return to Virginia, he commissioned a simplified version based on his own design. Executed in black marble and without gilt-bronze mounts, it was made by Chaintrot and delivered to Monticello in 1791, where it remains preserved today.

an elegant and neoclassical vase by 1760

galerie philippe guegan

12, rue de l'Université

75007 PARIS

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Ouvert du mardi au vendredi de 14h30 à 19h

ainsi que sur rendez vous

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